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Si le Tokay est devenu l’emblème du vin hongrois, il serait totalement injuste de ne réduire qu’à ça la production viticole de la Hongrie qui est bien plus variée que vous ne l’imaginez. Les blancs secs sont savoureux et les rouges sont très intéressants. Les fans de vins autrichiens y trouveront un nouveau terrain de jeu avec pas mal de similitudes d’un point de vue élaboration et caractéristiques. Découvrez toute la sélection de vin de Hongrie de votre e-caviste belge Wines of Earth. Paiement sécurisé et livraison en caisse renforcée.
Envie de surprendre un·e fan de vins rouges de Bordeaux ou de Napa Valley ? Servez-lui ou offrez-lui cette cuvée Lellei Cabernet Sauvignon du domaine Garamvári, situé dans la grande région viticole de Balatonboglár en Hongrie. Ce vin rouge hongrois saura séduire avec ses arômes marqués de fruits noirs, sa puissance et sa fraîcheur. Envie de surprendre un·e fan de vins...
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Envie de faire surprendre un·e fan de vin de Bordeaux, et surtout du cépage Merlot ? Proposez-lui cette cuvée Lellei Merlot du domaine Garamvári, un vin rouge hongrois 100% Merlot issu de la région viticole de Balatonboglár en Hongrie. Ce vin rouge se distingue par ses arômes puissants de fruits rouges, notamment la cerise et la griotte, qui sont... Envie de faire surprendre un·e fan de...
Cette cuvée Lellei 100% Pinot Noir est un vin rouge hongrois très agréable des domaine Garamvári, situé au sud du lac Balaton. L'amateur de Pinot Noir y retrouvera un vin sur le fruit rouge cerise. Le vin est dans sa jeunesse, un passage en fût lui donne un peu plus de corps. Cette cuvée Lellei 100% Pinot Noir...
Envie d’essayer (ou d’offrir) une alternative aux grands vins de Bordeaux ? Cet assemblage de Cabernet Sauvignon et de Merlot devrait faire mouche. Ce vin rouge hongrois haut de gamme dévoile un fort caractère. Cette cuvée Premium Esti Kek est l'idée de la maison Garamvari, installée à Balatonlelle, dans la région viticole au sud du lac Balaton. Un bel... Envie d’essayer (ou d’offrir) une...
Hegy Sinai signifie tout simplement Mont Sinai, une origine biblique qui en dit long sur le niveau de qualité de ce vin rouge hongrois haut de gamme très aromatique élaboré par la maison Garamvári ! Cette cuvée Premium Hegy Sinai Cabernet Franc saura surprendre les amateurs de vins rouges de Loire qui aiment les vins élevés en fûts de chêne, avec du... Hegy Sinai signifie tout simplement...
Cette cuvée Premium Merlot du domaine Garamvári est un beau vin rouge hongrois de la région au sud du lac Balaton, fort bien travaillé en fûts. On reste sur des arômes de fruits rouges bien présents. Très intéressant. Cette cuvée Premium Merlot du domaine...
Vous aimez le Pinot Noir et les vins de Bourgogne ? Vous adorerez ce vin rouge hongrois issu de pieds de pinot noir bourguignons plantés dans la région de Pannonhalma, au nord-ouest de la Hongrie. La cave de l'Abbaye de Pannonhalma (Apátsági Pincészet) vous propose ici un vin qui marie à merveille le cépage et son sol de loess. Très élégant. Vous aimez le Pinot Noir et les vins...
Si vous ne connaissez pas encore bien le cépage Kékfrankos (nom local du Blaufränkisch), ce vin rouge hongrois est l'occasion idéale de découvrir les subtils arômes de cette variété de raisin noir typique de la région de Szekszárd. Une très jolie réalisation de la maison Takler Estate. Si vous ne connaissez pas encore bien...
La cuvée Lellei Rózsapusztai Merlot du domaine Garamvári est un vin rouge hongrois demi-sec de la région du lac Balaton, issu de vignes de 30 ans. Ce vin dévoile un bouquet fruité, dominé par des arômes de groseille et de framboise, ainsi que par ses tannins souples. Un cadeau à réserver aux fans de vins étonnants, qui n’ont pas peur des surprises ni de... La cuvée Lellei Rózsapusztai Merlot...
La viticulture hongroise trouve ses racines il y a plusieurs milliers d’années, bien avant que les Romains ne la développent de façon structurée. Ce sont probablement les Celtes, établis dans la région entre le Ve et le Ier siècle avant J.-C., qui ont introduit les premiers pieds de vigne. Ces peuples, déjà habitués à cultiver la vigne dans d’autres parties de l’Europe, ont trouvé dans le bassin des Carpates un terrain propice à l’implantation de cette culture. Les bases posées par les Celtes ont préparé le terrain pour l’essor viticole qui allait suivre sous l’Empire romain.
Lorsque les Romains prennent le contrôle de la région au Ier siècle avant J.-C., ils transforment les pratiques viticoles héritées des peuplades celtes de la zone. La province de Pannonie, qui correspond à l’actuelle Hongrie occidentale, devient rapidement un centre de production important grâce à l’organisation et au savoir-faire romains.
L’empereur Marcus Aurelius Probus, né en Pannonie et fils de vigneron, joue un rôle clé dans cette expansion. Sous son règne au IIIe siècle, il ordonne à ses troupes, en temps de paix, de développer la viticulture en asséchant des marais et en plantant intensivement des vignes le long du Danube. Ces efforts structurent durablement la viticulture hongroise et en font une activité essentielle pour l’économie locale.
Après la chute de l’Empire romain, la région connaît une succession d’invasions (Goths, Huns, Vandales, Avars, Slaves, Francs, Magyars, Tartares…) qui ralentissent l’essor de la viticulture. Il faut attendre l’époque de Charlemagne, au VIIIe siècle, pour assister à un renouveau significatif.
Empereur visionnaire et passionné de viticulture, Charlemagne ordonne la sélection des meilleurs cépages de son empire pour les y planter, fait aussi importer les cépages hongrois dans la plaine du Rhin, et introduit des décrets pour améliorer les pratiques vinicoles, et soigner la production : interdiction du foulage aux pieds, conservation du vin dans des outres en peaux…
En Hongrie, la christianisation accélère cette renaissance, notamment après la conversion au catholicisme du Grand-Duc Geza, dont le fils Etienne (futur Saint-Etienne) deviendra le premier roi de Hongrie (1000-1038). Les monastères bénédictins jouent un rôle central en réimplantant la vigne et en transmettant leur savoir-faire viticole. Les abbayes, dotées de grands domaines viticoles, deviennent des centres de production de vin, utilisé pour les célébrations religieuses et pour le commerce.
Les siècles suivants sont marqués par l’arrivée de colons étrangers, qui enrichissent le patrimoine viticole hongrois. Après une période d’invasion mongole (les Tatares), le roi Béla IV (1235-1270) s’emploie à restructurer le pays. Au XIIIe siècle, des vignerons italiens apportent le cépage Furmint, devenu l’emblème des vins de Tokaji. Ce cépage s’adapte parfaitement aux terroirs volcaniques de la région, où il est encore cultivé aujourd’hui.
Au XVe siècle, des réfugiés serbes, fuyant l’avancée ottomane, introduisent le cépage Kadarka. Celui-ci devient une composante essentielle du fameux Bikavér, connu sous le nom de « Sang de Taureau ».
Au XVe siècle, sous le règne de Matthias Corvinus (1440-1490), la Hongrie connaît une période de prospérité marquée par une forte expansion de la viticulture. Matthias Corvinus, roi humaniste et grand amateur de vin, fait de la Hongrie une puissance viticole reconnue en Europe centrale. Les exportations vers des pays voisins, comme la Pologne et la Silésie, se multiplient. Les vins hongrois trouvent également leur place sur les tables de l’aristocratie européenne, ce qui renforce la réputation du pays.
C’est également à cette époque que les vignerons s’organisent en confréries. Ils établissent des critères de qualité pour les vins et fixent des règles strictes concernant leur élaboration. Plusieurs villes comme Sopron, Pozsony, Köszeg ou encore Buda, mettent en place des règlements stricts pour protéger leur production, en empêchant par exemple l'importation et la vente des vins étrangers.
Au XVIe siècle, l’occupation ottomane freine considérablement l’essor de la viticulture hongroise. Bien que les vignobles soient maintenus, ils ne se développent plus. Les cépages rouges gagnent du terrain au détriment des blancs, sous l’influence des pratiques viticoles des populations serbes. La domination ottomane limite également l’exportation des vins hongrois, réduisant leur présence sur les marchés internationaux.
Après la libération de la Hongrie en 1686 et son intégration dans l’Empire austro-hongrois, la situation ne s’améliore que partiellement. Les politiques économiques mises en place par Vienne imposent des taxes élevées et des restrictions sur le commerce des vins hongrois pour privilégier les vins autrichiens. Ces mesures ralentiront la croissance et affecteront lourdement la compétitivité des producteurs locaux jusqu’au XIXe siècle.
Après les invasions turques du XVIe siècle, le Moyen Âge tardif voit l’émergence de règles strictes encadrant la viticulture, en particulier dans la région de Tokaj. Dès 1660, des lois vinicoles précisent les procédures d’élaboration des vins et fixent la date officielle des vendanges (28 octobre). Tokaj devient ainsi l’une des premières régions au monde à bénéficier d’une réglementation organisée, gage de qualité et de réputation.
Ce cadre légal contribue à la renommée des vins hongrois, déjà exportés vers des marchés clés comme la Pologne et l’Europe centrale. Les bases solides posées au Moyen Âge permettent à la Hongrie de s’imposer comme un acteur majeur du vin en Europe dans les siècles suivants.
À partir du XVIIe siècle, la région de Tokaj s’impose comme une référence mondiale pour les vins doux. Le Prince Ferenc Rakoczi Ier joue un rôle essentiel en renforçant la notoriété des vins de Tokaj. Il établit un monopole sur le commerce de ces vins, qui sont rapidement adoptés par les cours royales européennes : Prusse, Russie, France, Suède… Le premier registre recensant les meilleurs terroirs de Tokaj paraît en 1700, avec une division en 3 niveaux de qualité.
Louis XIV qualifie le Tokaj Aszú de « vin des rois et roi des vins », un surnom qui reste attaché à cette production. Les marchands polonais, quant à eux, font vieillir le Tokaj dans leurs caves avant de l’exporter, renforçant son prestige. La première classification des terroirs de Tokaj est établie en 1730, bien avant celle du Bordelais, consolidant le statut de la région comme pionnière en matière de qualité et de réglementation.
À la fin du XIXe siècle, et ce dès 1875, le vignoble hongrois est ravagé par la crise du phylloxéra, qui détruit plus de la moitié des plantations. La reconstruction des vignobles est lente et coûteuse, limitant la capacité des viticulteurs à regagner leur position sur les marchés internationaux. La Hongrie continue toutefois de produire de grands vins, plusieurs fois récompensés dans les grandes expositions européennes. Une renommée qui vaudra même au pays d’être membre fondateur de l’OIV (Office International de la Vigne et du Vin) en 1924.
Après la Seconde Guerre mondiale, l’instauration du régime communiste aggrave la situation. Les vignobles sont nationalisés, et la production viticole est orientée vers la quantité plutôt que la qualité. Un Borkominat est créé en 1971. L’organisme centralise toutes les productions. Les vins sont tous mélangés dans des cuves collectives pour être ensuite en quasi totalité vendus sur le marché soviétique.
Les cépages traditionnels sont souvent remplacés par des variétés plus résistantes, mais moins qualitatives. Cette approche industrialisée ternit la réputation des vins hongrois, qui disparaissent presque totalement des circuits internationaux.
Comme partout à l’est, c’est avec la chute du communisme en 1989 que la Hongrie entame une transformation radicale de son secteur viticole. La privatisation des vignobles permet à de jeunes producteurs locaux et à des investisseurs étrangers de réintroduire des pratiques de qualité. Des domaines emblématiques comme ceux de Tokaj bénéficient d’investissements importants pour moderniser leurs installations et replanter des cépages autochtones.
Le passage à l’Union européenne en 2004 facilite cette renaissance en offrant un cadre réglementaire et des financements pour développer la viticulture. Aujourd’hui, plus de doute : la Hongrie a bel et bien retrouvé sa place parmi les grandes nations viticoles, et n’a rien à envier à ses grands voisins européens.
La Hongrie se situe au cœur de l’Europe, dans le bassin des Carpates. Cette région aux conditions naturelles particulièrement favorables à la viticulture est entourée par 7 pays : la Slovaquie, l’Autriche, la Slovénie, la Croatie, la Serbie, la Roumanie et l’Ukraine.
Les deux principaux cours d’eau, le Danube et la Tisza, qui traversent le pays du nord au sud, jouent un rôle essentiel. Leurs rives, entourées de vignobles, forment des microclimats propices à la culture de la vigne. Ces fleuves ont aussi longtemps servi (et ce toujours) de voies de communication et de commerce, reliant la Hongrie aux marchés européens.
Le bassin pannonien, caractérisé par des plaines étendues et des collines douces, offre une grande diversité de terroirs. Cette région est délimitée par les Alpes, les Carpates et les Balkans, ce qui protège les vignobles des influences climatiques extrêmes, tout en permettant une excellente exposition au soleil.
Le lac Balaton, surnommé « la mer hongroise », est le plus grand lac d’Europe centrale. Il s’étend sur 77 kilomètres de long et joue un rôle clé dans le climat local en régulant les températures tout en réduisant les variations thermiques. Cette influence modératrice crée des conditions idéales pour la production de vins blancs frais et aromatiques dans les vignobles qui entourent le lac, notamment dans les sous-régions de Badacsony et Balatonfüred-Csopak.
La Hongrie possède une variété exceptionnelle de sols, allant du loess et du sable aux argiles riches en minéraux, en passant par les sols calcaires et marneux. Ce qui distingue particulièrement les terroirs hongrois, c’est la présence de roches volcaniques comme le basalte, le tuf et l’andésite, héritées d’un volcanisme ancien. Ces sols, particulièrement présents dans les régions comme Tokaj et Somló, confèrent aux vins une minéralité unique et des arômes complexes.
Le climat de la Hongrie est continental, avec des étés chauds et des hivers froids. Cependant, les grandes étendues d’eau, comme le lac Balaton et les rivières, modifient ces conditions localement en apportant de l’humidité et en adoucissant les températures. Ces variations climatiques permettent la production d’une grande diversité de vins, des blancs frais aux rouges puissants, en passant par les vins liquoreux comme le Tokaj Aszú.
La Hongrie comptait environ 60 160 hectares plantés en 2022, produisant un total de 2,5 millions d’hectolitres.
La Hongrie utilise un système d’appellations aligné sur les standards européens, qui suit la réglementation de l’UE adoptée en 2011 : AOP, IGP et vin sans IG. Ce système se divise en trois catégories principales :
Depuis 2003, la Hongrie a introduit une classification supplémentaire : l’OEM DHC (Districtus Hungaricus Controllatus). Ce système distingue trois niveaux de qualité dans certaines régions spécifiques, avec les mentions Classicus, Premium et Super Premium, visant à mettre en avant des terroirs d’exception.
En général, les étiquettes de vins hongrois exportés sont rédigées en anglais. Toutefois, je vous propose une petite liste des mots utiles à connaître si jamais vous étiez amené·e à vous aventurer dans les vignobles de Hongrie :
La Hongrie est divisée en 6 grandes régions viticoles, regroupant 22 sous-régions officielles. Ces régions couvrent des territoires variés, depuis les plaines du sud jusqu’aux collines volcaniques du nord-est :
Ce vin mérite bien un paragraphe à lui tout seul. De loin le vin hongrois le plus connu mondialement. L’amateur trouvera dans ce vin un nectar fabuleux aux multiples arômes. À acheter et à garder pendant de très longues années dans sa cave. Dans la plus grande majorité des cas, il s'agit d’un assemblage de Furmint, d’Harslevelu et de Muscat blanc à petits grains. Mais d’autres cépages comme le Koverszolo et le Zeta peuvent être utilisés.
La région est très chaude en été, mais avec une humidité fort présente la nuit. Cela crée au petit matin des paysages magnifiques avec des nappes de brouillard transpercées par les rayons du soleil. Cette humidité favorise l’apparition du champignon Botrytis sur les raisins. Ceux-ci vont aspirer l'eau, ce qui donnera un fruit très concentré en sucre. Une fois ce grain de raisin touché par la pourriture noble, il portera le nom Aszu.
Le vigneron met tous ces grains Aszu dans un grand baril et sous le poids, un jus s’en écoule que l’on appelle l’Escencia. Le reste est mis à part pour former une pâte d’Aszu. On mesure la teneur en sucre du Tokaj en « Puttonyos » (hotte). Un Puttonyos équivaut à 25 kg de pâte d’Aszu dans une barrique de 136 litres d’Escencia.
Il faut 3 unités de pâte d’Aszu (donc 75 kg) pour obtenir la 1e appellation Tokay (2-3 puttonyos). Plus le nombre de hottes ajoutées est élevé, plus le vin est riche en sucre résiduel, mais il verra également son prix monter en flèche. Le maximum de puttonyos est établi à 6 unités.
Ce processus est suivi d’un vieillissement prolongé dans des caves souterraines, souvent vieilles de plusieurs siècles, qui offrent des conditions idéales pour l’élevage des vins. Situées entre 15 et 20 mètres sous terre, elles maintiennent une température constante de 11°C et une hygrométrie élevée de 90 %, favorisant une maturation lente et uniforme.
Ces caves sont également célèbres pour leurs parois tapissées de Cladosporium cellare, un champignon qui contribue à réguler l’humidité et à purifier l’air, garantissant un environnement optimal pour le vieillissement.
Pour répondre aux attentes des marchés contemporains, Tokaj a élargi son offre avec des vins comme le Late Harvest, qui conserve une douceur modérée, et des versions plus modernes des Szamorodni. On trouve donc au sein de l'appellation Tokaji PDO plusieurs dénominations variant en fonction de la quantité de sucre :
Appellation | Teneur en sucre | Vieillissement minimum |
---|---|---|
Szamorodni | 0 à 10 grammes / litre | 2 ans |
Szamorodni doux | minimum 10 grammes / litre | 2 ans |
Aszu 3 puttonyos | minimum 60 grammes / litre | 3 ans |
Aszu 4 puttonyos | minimum 90 grammes / litre | 3 ans |
Aszu 5 puttonyos | minimum 120 grammes / litre | 3 ans |
Aszu 6 puttonyos | minimum 150 grammes / litre | 3 ans |
Aszu eszencia (> 6 puttonyos) | minimum 180 grammes / litre | 3 ans |
Eszencia | minimum 250 grammes / litre | 3 ans |
La Hongrie est majoritairement un pays de vins blancs, avec :
Sur les quelque 300 cépages répertoriés, seuls 27 sont cultivés de manière significative. On trouve aussi de nombreux hybrides (9000 hectares) résistants au froid et aux maladies cryptogamiques. Bien sûr, les variétés internationales ont été introduites après les années 1990 pour répondre aux attentes des marchés mondiaux, et s’y plaisent fort bien.
Les cépages autochtones sont au cœur de l’identité viticole hongroise. Parmi eux, le Furmint, principal cépage de Tokaj, est particulièrement apprécié pour sa polyvalence, produisant aussi bien des vins secs complexes que des vins liquoreux comme le Tokaj Aszú. Le Kékfrankos, cépage rouge emblématique, donne des vins fruités et épicés, adaptés au vieillissement. Le Kadarka, quant à lui, est un pilier du célèbre Bikavér (« Sang de Taureau »), un assemblage rouge iconique.
Voici d’autres exemples de cépages connus pour être originaires de Hongrie :
Comme partout en Europe, la viticulture hongroise est confrontée au changement climatique. La hausse des températures affecte directement les cycles de maturation des raisins, ce qui entraîne une augmentation des niveaux de sucre et une diminution de l’acidité naturelle des vins. Cela pose un défi particulier pour les cépages autochtones comme le Furmint, qui s’épanouissent dans un climat plus frais.
Le changement climatique a entraîné une diminution des rendements dans certaines régions, en raison de sécheresses prolongées et de pluies imprévisibles. La Hongrie, avec seulement 2 % de ses terres viticoles actuellement irriguées, a lancé un programme national ambitieux visant à porter ce chiffre à 8 % d’ici 2030. Ce projet inclut la création de nouvelles retenues d’eau, la restauration des infrastructures abandonnées et la modernisation des canaux d’irrigation.
Les changements de température impactent également les caves, notamment à Tokaj, où la température souterraine a légèrement augmenté. Ce changement a favorisé la prolifération de bactéries qui menacent l’environnement de vieillissement des vins.
Pendant des centaines d'années, la Hongrie a produit la nourriture la plus connue. Elle a aussi développé une culture viticole et des vins incroyables, sans oublier le plus de cépages autochtones et le plus de réglementations parmi tous les pays à l'est de l'Allemagne.
Après la chute du mur de Berlin, la Hongrie est devenue le terrain de jeu de jeunes vignerons qui revisitent les cépages autochtones tels que le Furmint, le Harslevelu, le Leanyka et le Kiralyleanyka, et proposent des cuvées modernes, accessibles et d’une précision remarquable.
Limiter la Hongrie au seul Tokay / Tokaji serait triste et surtout très injuste pour ce grand pays viticole. Bien que les vins doux comme les Aszú aient longtemps dominé la production hongroise, les vins secs connaissent un regain d'intérêt. Les cépages emblématiques tels que le Furmint et le Hárslevelű sont davantage vinifiés en sec, mettant en avant la minéralité et les caractéristiques uniques des terroirs volcaniques. Ces vins, souvent plus accessibles et polyvalents, séduisent une nouvelle génération de consommateurs.
Vous aimez les blancs secs, vifs et minéraux ? Les terroirs volcaniques de Tokaj et du lac Balaton vous surprendront. Vous préférez les rouges charnus et épicés ? Direction Villány pour découvrir des cuvées élaborées à partir de cépages comme le Kékfrankos ou le Kadarka. Sans oublier les vins effervescents qui sont toujours une belle surprise (j’en ai de disponible en stock !)
Et que dire du Tokay, qui rivalise avec les plus grands liquoreux du monde ? Son équilibre entre sucre et acidité en fait un choix parfait pour accompagner des desserts, du foie gras ou simplement un moment de méditation. C’est un produit à part, concentré de bonheur à savourer seul ou encore mieux en famille ou entre amis.
Imaginez servir un Tokaji Aszú à vos amis, en expliquant comment il a été élaboré à partir de grains botrytisés dans des caves souterraines vieilles de plusieurs siècles. Vous ne servez pas qu’un vin, vous partagez une histoire. Et surtout, vous marquerez les esprits !! Pensez-y pour vos prochains repas.
Vous trouverez toutes les informations sur mes cuvées de vin de Hongrie dans leurs fiches techniques. N’hésitez pas à me demander davantage de conseil directement grâce à l’onglet Messenger en bas à droite de votre écran. Commande en ligne sécurisée, livraison des bouteilles en caisses renforcées pour une sécurité optimale.
La gastronomie hongroise est à l’image de son histoire : un mélange d’influences autrichiennes, turques et locales, marqué par des plats généreux et des saveurs intenses. Le paprika, véritable signature culinaire du pays, se retrouve dans presque toutes les recettes, des soupes aux ragoûts. Les viandes, souvent mijotées ou braisées, occupent une place centrale, tout comme les poissons d’eau douce.
Évidemment, les vins hongrois, avec leur diversité et leur richesse, s’accordent parfaitement avec les plats locaux. Voici quelques suggestions pour marier ces deux trésors gastronomiques :
Voici quelques exemples de plats hongrois typiques avec leur accord mets et vin :
Le Lècso est une soupe de légumes mijotée avec des poivrons, des oignons et des tomates, rehaussée de paprika doux ou piquant.
Cette soupe épicée, à base de poisson, d’oignons, de tomates et de paprika, est un classique des bords du Danube.
Le Cholent est un ragoût mijoté longuement avec du bœuf, des haricots, des pommes de terre, de l’orge et des œufs durs.
Ce ragoût de bœuf ou de poulet, mijoté avec des tomates, des oignons et du paprika, est souvent servi avec des nokedli, des petites boulettes hongroises.
Le Gulyás (souvent appelé goulasch) est un ragoût très apprécié en Hongrie. Il est préparé avec des morceaux de viande, des pommes de terre, des poivrons, des tomates, et une généreuse dose de paprika, qui donne au plat sa saveur intense et chaleureuse.
Les feuilles de chou farcies de viande et de riz sont mijotées dans une sauce au paprika et à la crème fraîche.
Les poivrons farcis de viande, de légumes et de riz sont cuits dans une sauce tomate parfumée.
Ce dessert typiquement hongrois est composé de couches de génoise et de crème au chocolat, avec un glaçage au caramel.